Roman/fiction

roman fiction

Un espace pour partager vos textes, ou évoquer un ouvrage que vous appréciez dans le domaine.

 

Commentaires   
0 # Peter 23-06-2019 06:55


Mulder travaillait pour l'agence depuis peu de temps. Il aimait bien son boulot d'agent secret mais sa période d'apprentissage commençait à lui peser. Il aurait aimé être muté dans des endroits plus chauds où il pourrait montrer à sa hiérarchie l'étendu de ses talents.

Ce matin, il était très en retard, il s'était habillé au plus vite et s'était précipité dans la voiture pour rejoindre les bureaux de Langley.

En sortant de la voiture il prit sa veste, sa serviette et machinalement se saisit de son arme de service dans la boite à gants.

Mince, il avait oublié de prendre son holster pour ranger son arme dans l'étui.
Bon, il rentra son ventre et glissa son arme dans la ceinture de son pantalon.

Une détonation retentit, un éclair fulgurant lui traversa l'esprit, une odeur de poudre et une douleur cinglante, mon dieu... Il s'était blessé. Le sang commençait à tacher son pantalon.

Mince, ce n'était pas le jour, il avait un rendez-vous important avec Tania Grane qui allait lui confier sa première mission.

Il posa la serviette, en ravalant sa salive. La douleur était toujours là, comme une présence lancinante qui lui rappelait que cela n'allait pas bien... OK, mais ça, Mulder le savait.

Il défit sa ceinture, déboutonna son pantalon, le baissa, mon dieu... son caleçon était rouge d'un côté.
Il le baissa en mordant ses lèvres, il n'avait pas envie de voir, il aimerait être dans son lit et se réveiller de ce cauchemar.
Après une profonde respiration, il écarta l'élastique de son caleçon et le fit glisser en le ramenant sur ses genoux.

Tout était là, le paquet était là à peu près intact. La balle avait du frôler une de ses testicules.
Il enleva le pantalon, retira le caleçon et pris un dossier de sa serviette pour y dissimuler le caleçon ensanglanté.

Comme il ne saignait plus, il remit son pantalon. Il déposa doucement son arme dans la poche du pantalon, et partit en courant vers le bâtiment principal.

Rapidement, il se trouva devant l'ascenseur, la serviette placée devant lui pour cacher la tâche rouge qui était relativement discrète. La douleur se réveillait, il serra ses mâchoires, son front perlait d'une fine transpiration.

Mulder vit s’avancer l'agent Scully qu'il avait rencontré en cours d'autopsie et de traçage dermique avec pénétration de balles. C'était incroyable de voir cette femme de petite taille avec ses gants en latex trifouiller ses grands corps inertes en fourrant ses doigts dans les plaies les plus immondes, en se dressant sur ses pointes des pieds, ses talons se décollant du sol.
Elle arrivait toujours à en extirper quelque chose de dégoulinant et de poisseux.

Scully avait néanmoins un charme discret et sensuel, un peu comme ce charme désuet des vieilles dames de son quartier restées trop longtemps seules, au sourire à la fois âpre et accueillant.

Elle le salua en entrant dans l'ascenseur à sa suite. A cette heure d'affluence matinale, l'ascenseur se remplit rapidement. Un groupe d’agents en k-way s’étaient précipités avant la fermeture des portes. Il était indiqué sur une plaque « pas plus de 8 personnes » mais en général personne ne respectait cet avis. Ils s'entassèrent ainsi poussant Scully au fond contre Mulder.

L’ascenseur décolla provoquant une forte secousse qui déséquilibra l’ensemble des agents. Scully qui était de petite taille fut fortement poussé vers Mulder.
Elle sentit quelque chose de dur, au bas du dos. Elle sursauta. Mulder ? Elle n’osait imaginer ce que cela pouvait être. Elle n’osait pas bouger, gênée par l’incongruité de la scène. Comment ce jeune stagiaire pouvait-il se coller ainsi à elle sans aucun complexe.

La deuxième secousse fut fatale pour Mulder, le revolver qu’il avait glissé dans la poche du pantalon tapa sur sa plaie, l’ouvrant certainement à nouveau. Il ne put s’empêcher de pousser un petit râle qu’il espérait le plus discret possible, ne souhaitant se faire remarquer.

-Aaah !

Le sang de Scully ne fit qu’un tour en entendant ce râle. Le salaud ! Il ne va pas… Mais elle ne pouvait bouger. Elle sentait une chaleur bien familière qui envahissait tout son corps en partant du bas des reins et remontant jusqu’à la pointe de ses seins qui se dressèrent immédiatement, un vertige léger la saisit, les joues empourprées.

Mulder sentait la chaleur et le picotement de son sang qui s’écoulait le long de sa jambe droite. Il ne pouvait pas se gratter de peur de badigeonner son pantalon. Il posa sa serviette en se baissant brièvement.
Ce mouvement de Mulder amena Scully au paroxysme de son excitation. Jamais, elle n’avait démarré aussi vite. Elle se tourna rapidement se saisissant du sexe tendu qui criait pitié, qui réclamait qu’on le libère de cet excès de trop plein.

Mulder ne comprit pas trop ce qui se passait, il se trouva subitement face aux yeux fiévreux de l’agent Scully qui semblait possédé par un groupe de démons en furie.
C’est alors qu’il entendit les cinq détonations qui pulvérisèrent comme dans une bataille d’oreillers les k-ways rembourrés des agents qui se trouvaient devant eux. Dans la fumée, les plumes qui voletaient devant lui, les cris et le choc des corps qui s’écroulaient devant lui, Mulder s’évanouit.

Bien plus tard dans la matinée, le lieutenant Tania Grane se trouvait en conférence avec le Directeur Walter Skinner et l’homme à la cigarette.

« Je ne sais pas, l’agent Scally est état de choc, elle a été hospitalisée en urgence, dit Skinner.Un coup de folie peut-être… »

L’homme à la cigarette se leva et articula quelques mots avant de se rassoir.

Skinner ne comprit rien et plissa les sourcils en fixant Tania. Elle lui traduit « Il dit qu’elle s’est apparemment emparée de l’arme de service de l’agent Mulder avant d’exploser ses collègues dans l’ascenseur ».

Tania releva un bord de sa jupe en jouant nerveusement avec son ourlet, et ajouta : « Je me demande comment elle a pu blesser l’agent Mulder, lui retirer son caleçon et le glisser dans le dossier que je lui avais envoyé pour sa première mission, puis lui remettre son pantalon. Vraiment, c’est dingue… Rien ne m’est plus… » La phrase finit dans un murmure.
Répondre
Ajouter un texte


Code de sécurité
Rafraîchir